Sustainable Alpine Farming

Traditional agriculture in the Alps relied heavily on the use of meadows and pastures to produce not only milk and meat, but also other important positive externalities and ecosystem services like genetic resource conservation, water flow regulation, pollination, climate regulation, landscape maintenance, recreation and ecotourism, and cultural heritage.

A dramatic reduction in farms, a strong increase in animals per farm, an increase in indoor production systems, more extensive use of specialized non-indigenous cattle breeds, and the increasing use of extra-farm concentrates instead of meadows and pastures for fodder have all impacted mountain livestock in recent decades.

However, there are still some sustainable, traditional farms, or “Almen” as we call them in the Alps, and we’ll show you how it’s done, starting with a description of the cattle business in the Alps in Germany and then moving on to France and the most important factors defining its long-term viability.


Alpine Farming in Germany

In the summer, farmers go to an “Alm,” a small cabin in the mountains. Each farmer has three “Almes” of varying altitudes, as you can see below, in the picture. There are around 42 cultivated “Almen” in the Berchtesgadener Land, in Bavaria.

Grazing is managed by additional employed shepherds following the Alpine ascent in the summer season. The cattle are driven down into the valley in the autumn and spend the winter primarily in stables. During alpine farming in the summer, winter food must be prepared.


What makes Alpine Farming sustainable?
  • Animal welfare is really high; the animals have complete freedom of movement and ample room
  • It saves resources because no more feed is required, and the animals just eat what is already available, eliminating the need for antibiotics and other medications
  • Fields can renew (due to the process depicted in the illustration)
  • Milk and meat, for example, are of extremely high quality
  • It is regional
  • Visitors can sample products straight from the manufacturer
  • Animals enjoy a comfortable life

Mountain Farming in the French Alps – L’agriculture en zone de montagne, dans les Alpes françaises

L’agriculture de montagne est une petite partie de l’agriculture française (16,6%), l’élevage est majoritairement extensif. Celle-ci est reconnue par une valorisation importante des diverses productions notamment dans les PNR, dont les principales fonctions sont le développement économique et la conservation du patrimoine. Contrairement aux parcs nationaux où il y a très peu d’activités humaines et où l’agriculture est seulement représentée lors de la saison estivale par le pâturage.

Nous avons visité une tourbière, datant de 14 000 ans, dans le parc naturel régional des Bauges où nous avons pu observer que l’agriculture était présente, représentée par un élevage de vaches laitières, et importantes, en effet elle permet la conservation de l’ouverture paysagère de ce milieu, très importante pour la préservation du milieu. Mais il faut faire attention à ne pas trop développer cette activité dans cet espace fragile afin d’éviter le surpâturage qui engendrerait la dégradation de la tourbière.

Nous avons pu rencontrer une animatrice du parc naturel régional des Bauges, venue nous présenter les différents aspects du parc et sa gestion. L’agriculture représente la première activité économique du parc grâce à une diversité importante : élevage bovin, élevage caprin, production de vignes, arboriculture et apiculture. Afin de préserver cette activité dans ce milieu, ils valorisent leurs productions grâce à la vente directe et également avec différentes appellations d’origine protégée (AOP), reconnue à l’échelle européenne (ex : Tome des Bauges). Cela permet une meilleure reconnaissance et valorisation du travail et des savoir-faire locaux ainsi qu’une meilleure rémunération. Les principaux enjeux du parc concernant l’activité agricole sont le maintien de celle-ci dans cet espace où de plus en plus de personnes résident et vont travailler dans les villes voisines, on parle de « zone dortoir ». Mais certaines actions sont mises en place comme des PLU
très stricts qui défendent le terrain agricole en conservant des habitats groupés et de limiter l’urbanisation dans tous le parc.

Dans le cadre de notre formation, nous avons eu la chance de visiter une coopérative à gestion direct à Aime-la-Plagne, en Savoie dans les Alpes. Cette coopérative transforme le lait de 20 producteurs en fromage Beaufort, AOP depuis 1968 et qui a un cahier des charges plutôt strict. La création de cette appellation a permis la conservation de l’agriculture en zone de montagne où les conditions étaient et sont encore très difficiles et où la rémunération était faible. Il y avait un abandon de l’agriculture de montagne et une désertification rurale. Pour lutter contre ce phénomène, des coopératives ont été créées par rassemblement des producteurs. Ainsi, ils mettent en commun leur lait, pour la transformation, l’affinage et la vente finale. Cela permet une très bonne valorisation du prix du lait. Aujourd’hui, le lait est payé 760 euros pour 1000l contre environ 320 euros en conventionnel. L’AOP a donné envie aux jeunes repreneurs de rester dans ces zones et de conserver cette agriculture qui permet le maintien du paysage (ex : alpage). Cette appellation a été propulsée par le développement du tourisme et des stations de sports d’hiver qui se maintiennent grâce au pâturage lors de la saison estivale, des pistes de ski.

Nous nous sommes rendus aux frontières du parc national de la Vanoise, où nous avons pu rencontrer des exploitants du GAEC Alpin. Etant située dans une zone de montagne, nous avons pu remarquer que cette structure était importante. Elle se compose de 180 vaches laitières et des génisses de renouvellement. La ferme possède également un atelier de transformation permettant la fabrication de Beaufort, de raclette et de produits frais. Nous avons observé que les
bâtiments d’élevage sont modernes et ergonomiques : les éleveurs utilisent beaucoup de technologies afin de travailler dans de meilleures conditions et de permettre aux animaux de meilleures conditions de vie, le bien-être animal est très important pour eux. Leur entreprise est installée a proximité d’une station de sports d’hiver (Peisey-Nancroix ; Peisey-Vallandry) ce qui leur permet de développer une autre activité : la pédagogie, en effet leur ferme est ouverte au public et c’est avec joie qu’ils accueillent les visiteurs. Leur localisation joue également un rôle dans la vente de leur production (magasin de vente directe). Une partie des associés de la ferme ont une double activité l’hiver liée au tourisme, ils sont par exemple dameur ou moniteur de ski. L’été, ils n’ont pas la possibilité d’avoir un autre emploi car les vaches sont en alpage dans le parc national de la Vanoise, ce qui engendre une augmentation de la quantité de travail, notamment car ils transforment leur lait en Beaufort chalet d’alpage, appellation supérieure dont le cahier des charges est encore plus strict. Ils redescendent en vallée peu souvent, mais sont obligés pour les fenaisons, indispensable pour l’alimentation des animaux l’hiver. Les conditions pénalisantes de la montagne (pente, intempéries…) rendent parfois le travail difficile. L’élevage s’inscrit dans une démarche de réduction des engrais chimique dans les prairies et d’antibiotique sur les animaux. Ils privilégient davantage les méthodes douces comme l’homéopathie. Ainsi, ils participent à la protection de l’environnement et à l’augmentation du bien-être animal.

En conclusion, au cours de ces visites et de nos observations, nous avons remarqué que l’agriculture en zone de montagne est plutôt développée, il y a environ 88 000 exploitants représentant environ 16% de l’agriculture française, certes les productions sont beaucoup moins importantes mais il est fondamental de souligner que les produits sont bien valorisés avec des appellations confirmant la qualité et permettant la conservation des savoir-faire et du patrimoine. Il est également important de voir qu’il y a une baisse du nombre d’exploitations en montagnes (environ 200 000 exploitations en 1960) néanmoins, la taille de celles-ci augmente. L’activité
agricole est diversifiée (bovins, caprins, ovins, apiculture…) et l’élevage est extensif dans ces zones (beaucoup de pâturage). Nous avons constaté que la cohabitation avec la fonction touristique est
très forte. L’agriculture dans ces zones a des impacts positifs comme l’entretien du paysage, la création d’une activité économique, le maintien des traditions… Par ailleurs, celle ci peut avoir des impacts négatifs tels que le surpâturage, la pollution des eaux et la dégradation de la biodiversité. Les agriculteurs prennent conscience de ces aspects négatifs en essayant de les réduire. L’agriculture montagnarde a su s’adapter aux difficultés rencontrées comme la désertification rurale (1950), ou les conditions pénalisantes en valorisant ses productions, par la solidarité, la cohésion des acteurs et en conservant le foncier agricole.